Comme d'habitude, ça a commencé par une nuit blanche. On était déjà fatigués, on sortait des cours et des dissertes nocturnes, mais les retrouvailles étaient trop intenses, on a fait la fête de 20h à 9h. La tête dans le cul, le cul dans les étoiles, les premières images sont celles des stations d'essence au beau milieu de la nuit, calmes et silencieuses, quelques morceaux de chocolat, le fond du bus et l'excitation ; les vacances commençaient tout juste.
Premier petit-dej', café dégueulasse et on saura pour la prochaine fois. Nutella rital, moins bon que le vrai, eh oui. Jus d'orange fluo, mais c'est pas grave on en boit quand même trois verres par jour.
Et toujours la tête dans le cul, les cernes tombent de plus en plus. On s'installe, on prend la meilleure chambre évidemment, et c'est parti paie ta colo.
Location des skis, sont plutôt bons ! Et on part les tester. Début des sensations après la montée à pied ; et on comprend de suite l'invention des remontées mécaniques.
Bref, pâtes le midi, pâtes le soir, et on s'couche tard.
Let's go, les choses sérieuses commencent. On se lève tôt, Nutella rital et jus d'orange fluo, et c'est tipar on est sur les pistes. Freestyle ! On commence à tourner le film, et imaginez les sensations... un soleil brulant ou presque, une poudreuse vierge, des pistes vides car les ritals sont en vacances, et des bosses, des délires et des conneries, tu skies sur un ski, en arrière, tu te paies la tête des snowboarders, tu fais des courses de malades, tu te plantes, tu t'exploses le genou en faisant une chenille géante, t'as mal pendant 2 jours mais tu t'en fous t'es heureux et tu t'éclates.
Et puis bien sûr tu ne perds pas de temps, pas une seule seconde, il faut rentabiliser la semaine. T'enchaînes les conneries, tu remanges des pâtes, tu paies ta veillée, tu te couches tard, tu recommences.
Tu vis à fond, tu ne te reposes jamais, c'est les vacances quoi.
Tu fonces sur les pistes, très très vite, tu te fais peur, des bons coups d'adrénaline, c'est ça qu'on veut, c'est ça qu'est bon, c'est ça qu'il faut !
Et même si c'est dangereux, même s'il y a déjà des genoux explosés... tu fonces ! Enfin t'es en vacances pour ça quand même.
Et tu repaies ta veillée, tu te recouches tard, tu te relèves tôt, tu remanges des pâtes ou des sandwichs à chaque repas, du Nutella rital et du jus d'orange fluo le matin.
Et tu fonces toujours sur les pistes, comme si tu avais le diable au corps.
Quand la fin approche tu commences à ne plus dormir du tout, tu squattes les chambres des autres quand les anims ne te voient pas, bon tu te fais griller aussi mais c'est pas grave tu recommences. Tu commences à être mortellement crevé, tu as maintenant besoin de 4 réveils pour te lever le matin. Dur, mais c'est pour skier quoi, alors paie ton freestyle !
Et toujours cette routine que t'adores, ces délires musicaux, ces paie ton boule, ces on s'encule, ces comme dirait la jeune mariée, ces tête de singe ; mais arrive la dernière soirée, & paie ta nuit. Déjà qu'elle finissait tard, mais alors en se cachant dans la douche d'une autre chambre pour rester avec elles, F. et M. ont assuré. Et ils ont mis un temps fou à nous griller, tant qu'on en profitait, tant qu'on prenait notre pied, tant qu'on s'éclatait underground ! J'ai envie de dire que c'était trop dare mais elle va me casser la gueule. Alors c'était trop dare, paie ta colo !
Et j'oubliais la nuit blanche pour finir... les deux heures et demie de métro, train & bus tout seul, pour rentrer chez moi, le démontage de la porte qui mène à l'étage avec un couteau de cuisine (mes parents qui sont dans les Alpes sont partis avec... cool =D ), le remontage de la porte (je n'ai vraiment que ça à faire), la rédaction de cet article et je vais pioncer, inch'allah !